Microfictions
C’est un spectacle qui parle de vous, de moi, d’eux… Qui parle de sexe, d’argent, de racisme…
de Régis Jauffret
mise en scène de Jean-Camille Sormain
rôles :
Catherine Creux
Nathalie Vairac
Eugen Jebeleanu
musique Playbackdolls
décors et costumes Velica Panuru
lumière Hoda Kerbage
Théâtre du Palais Behague (ambassade de Roumanie ), Paris, février 2011
Théâtre du Bourg Neuf, festival Off d’Avignon, juillet 2011
Que pense la femme infidèle pendant une de ses aventures ? À quoi songe un pilote d’avion dépressif que sa femme vient de quitter ? Quel est le rêve d’un prof de math en fin de carrière d’un lycée Parisien ? C’est dans cet univers que ce spectacle nous propose de plonger, en faisant échos chez chacun d’entre nous, à une vision du Monde, À leur vision du Monde si décalée par moment et pourtant si ordinaire. Nous découvrons une population confrontée au chômage, à la maladie à la solitude. Tant de blessures quotidiennes malgré lesquelles nous surnageons. Chacun est sincère avec sa vision du monde ( bien souvent monstrueuse et pourtant envisageable) et nous donne à chaque fois dans la chute de son récit (pétrie d’ironie) une bouffée d’humour noire. Deux comédiennes et un comédien sur scène pour être plus de dix-huit personnages. On ne doit pas les reconnaître. Chacun doit aller du bourgeois au grand blessé en passant par la clocharde ou par pilote d’avion, sans tomber dans la caricature. Les personnages sont, ils ne doivent pas montrer. Chacun est un bloc d’humanité brut, à la fois animale et minérale, assassine et suicidaire qui doit donner à voir et à entendre notre monde dans toute son inquiétante complexité. Ce sont autant de représentations fascinantes de nos dérives indicibles, de nos gouffres interdits, de nos insoupçonnables malheurs. Tout cela se déroulant dans des séquences brèves, quasi cinématographiques. C’est dans le rythme de la parole, dans l’accent, dans la posture, dans la présence abrupte des acteurs et dans leur relation au public qu’il nous faudra puiser notre inspiration. Dans un éclairage à la fois éblouissant et diffus chaque personnage se campe ou ère dans un espace dépouillé jusqu’à l’essentiel. C’est une pièce drôle auquel on nous convie, un spectacle profond, qui offre de splendides frissons en nous faisant rire d’horreur.
«Je est tout le monde et n’importe qui»
Acacia Théâtre 

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