Le fou
L’auteur du Prophète, œuvre traduite dans le monde entier, n’est pas l’homme d’un seul livre. Le Fou, écrit en anglais et publié en 1918, est une excellente introduction à la pensée de l’un des plus dignes représentants de la littérature proche-orientale. Figure récurrente de la littérature arabe, le fou permet à Gibran de porter un regard pur et détaché sur les vicissitudes du monde. C’est à travers les œuvres de William Blake, de Rodin, de Nietzsche que s’est forgée la pensée de cet auteur universel. « C’est un Arabe qui parle en anglais, un Libanais de la montagne qui, inventant son chemin dans l’exil, trouve la liberté et se découvre une passion sans modération pour son pays. C’est un lecteur de la Bible qui parle comme un soufi, un Chrétien qui chérit la gloire de l’Islam, un amateur de femmes mûres qui cherche sur le miroir de son œuvre la pureté de son âme. » Daniel Rondeau – L’Express 28 Novembre 2002
Dans une lumière diffuse, imprécise, sur une scène vide et nue où ne subsistent que trois chaises, se joue le drame de ce fouC’est un spectacle de métissage ou plutôt une indicible alchimie :
- alchimie des corps au croisement des Arts; conte, danse et chants
- alchimie des êtres ; hommes, femmes d’origines antillaise, libanaise, autrichienne, anglaise, iranienne,
- alchimie des textes ; poésie en prose, ellipses, paraboles ou contes brefs.
Le spectacle, sous une simplicité apparente, une douceur grave, est nourri de références. On ne rentrera pas dans la psychologie du personnage ou dans des méandres poétiques.
Acacia Théâtre 

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